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Plaidoirie : Mahinour : lumière d’Égypte

32 octets ajoutés, 6 juillet 2017 à 09:00
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Malheureusement, Mahinour s’habitue à la prison. Elle a d’ailleurs
affirmé ne pas craindre la prison ; je reprends ses mots ''« we do not
like prisons but we are not afraid of it and at the end, freedom is in
he hands of people, not the military and gares »''. (Nous n’aimons pas
la prison, mais elle ne nous effraie pas. Au final, la liberté est dans
les mains du peuple, pas dans celles des militaires.)
En janvier 2015, nous scandions ''« Je suis Charlie »''. En 2010, ils scandaient ''« Nous sommes tous Khaled Saeed ». '' Mahinour, elle
aussi, était Khaled Saeed. Et c’est pour son soutien à cette figure
du printemps arabe qu’elle fut condamnée à une peine de deux ans
Alors qu’elle purge cette première peine en 2014, elle se voit
décerner le prix Ludovic-Trarieux 2014. Ce prix est remis chaque
année à ''« un avocat sans distinction de nationalité ou de barreau, qui
aura illustré par son œuvre, son activité ou ses souffrances, la défense
du respect des droits de l’homme, des droits de la défense, la lutte
contre l’intolérance sous toutes ses formes »''. Les avocats membres
du jury du prix exhortèrent le régime égyptien à immédiatement
libérer Mahinour afin qu’elle puisse venir chercher son prix.
le juge égyptien lui adressa comme un dernier reproche, sans
comprendre qu’il ne fit qu’aiguiser l’envie de combat de Mahinour.
Ainsi, il dit à son propos, qu’« qu’''« elle était victime d’idées corrompues, à savoir la liberté, la justice sociale, l’égalité »''. Mais, Monsieur le
Juge, c’est avec plaisir que nous autres défenseurs des droits
de l’homme acceptons ce genre de corruption ! À peine six mois
La police. Toi, police, dont le nom grec signifie pourtant
''« citoyenneté, administration, cité »''. Toi, police, qui, dans ta
nature intrinsèque, te dois pourtant de protéger les citoyens.
Mais toi, police égyptienne, tu as abandonné ton peuple. Toi,
Ce texte, bien qu’accepté par la voie d’un référendum populaire
où le ''« oui » '' l’emportait à 98 %, reste une véritable mascarade. La
mascarade, où ce déguisement étrange, cet accoutrement ridicule,
travestit l’essence même des droits humains, en leur donnant
ce désastre qui étouffe leurs vies. Parmi ces spectateurs dévastés,
Mahinour occupe le premier rang.
Jacques Prévert disait : ''« Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. »''<ref> Jacques Prévert, « Intermède »,
Spectacle
, Paris, NRF, 1951. (N.d.É.)</ref> Mahinour l’a compris, et c’est ainsi qu’elle
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